Troisième extrait de mon essai «Pour un retour politique et spirituel de la jeunesse», sous titre : «Voyage initiatique à l’Abbaye de Notre-Dame-des-neiges» (pages 59-60) qui sortira prochainement (mai 2016) :

«Simone Weil, Française juive convertie à la gnose chrétienne, qui choisit de laisser de côté le confort de sa vie bourgeoise, comme professeur de philosophie, pour expérimenter in-vivo la réalité ouvrière dans une usine au début des années trente. Elle tira nombre d’écrits de cette expérience. Son esprit, teinté d’ethnologie, de sociologie et de mysticisme, brillait à l’aune de sa conscience philosophique chrétienne. Elle incarne le courage du sacrifice, tant sa volonté de combattre l’occupant allemand était totale, elle fait partie de ces rares femmes qui ont sublimé l’intelligence et dépassé les entraves de leur sexe pour atteindre le génie humain ! Je sais qu’en disant cela, je vais me faire haïr des femmes aux cerveaux lavés par les lavomatiques démocratiques de l’égalitarisme, mais peu importe. Le féminisme moderne, celui dont les chamans du mass-média nous tartinent l’écran et les ondes depuis cinquante ans, est aujourd’hui pénétré dans les mœurs, jusqu’au fond des manuels scolaires et des petites culottes. Le dogme est omnipotent et hyperbolique. Au garde-à-vous ! Le bleu pour les filles et le rose pour les garçons ! « Mademoiselle » ? Suffit ! Cela est criminel ! Urinez debout ? Assez ! Tout le monde assis ! Interdiction ! Sous peine de culpabilité immédiate de misogynie, de misandrie… Et même… Par habitude, par confort… D’antisémitisme ! L’évidence de l’Histoire est devenue tabou… L’homme dominerait la création matérielle et la femme la procréation charnelle ? Fausseté ! Encore une violence d’un ordre naturel fascisant ! Le monde marchand offre des utérus pour les hommes, et de l’art féminin pour les femmes ! Parfait ! La bourgeoise pourra s’offrir son quart d’heure artistique pendant que la pauvre nourrice sera payée à garder ses gosses.

Dans notre société, toute notion d’égalité et de critiques de l’inégalité disparaît quand la comparaison devient économique – notre époque n’est qu’un assemblage de spéciosités !»