Tribune personnelle de réponse à « paroles d’actu » sur la question d’un nouveau modèle pour la France par David Berton :

Avant d’exprimer ma vision personnelle de la République et du système idéal pour la France -et non pas celle du mouvement politique dans lequel je milite- je vais établir un état des lieux (nécessaire) de certains fondamentaux :

« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » de Gaulle. Un rappel sur l’identité et ses évidences des siècles : la France, depuis quinze siècles, repose sur une essence délicate et rare : le métissage des peuples blanc européen, la fusion avec la religion chrétienne et la continuité de l’héritage grec et romain. Je ne dis pas que nous sommes restés inchangés de Clovis à Saint-Louis en terminant par de Gaulle, ce serait une erreur – je parle de fondamentaux qui structurent une civilisation : nos trois piliers : essence charnelle, spirituelle et culturelle.

Ce ne sont pas cinquante ans d’immigration, d’américanisation, de castration et de diabolisation de ces évidences, qui feront oublier, aux héritiers de la France, nos racines ! Non, en aucun cas !

Concernant la République Française, qui naquit de la révolution de 1789, des miasmes des politiques libérales de Turgot aux entreprises de conquête du pouvoir de la nouvelle bourgeoisie mobilière – nourrissant une haine de l’ancien régime catholique, alors dirigé par le clergé et la noblesse – je préciserai que malgré toutes les ardeurs laïcistes et anticléricales, les seules lettres de noblesses, la seule force d’incarnation qui a nourri la République, viennent précisément de la France et de son essence chrétienne – triste ironie !

Je réduirai donc la République à ce qu’elle est, et doit être aujourd’hui : un simple régime au service de la France, et non comme cela est le cas depuis trop longtemps, une France au service de la République.

Le modèle que je présente ci-dessous est une réflexion, une vue de l’esprit -comme tous les modèles, à l’origine. Utopique, irréalisable, peu importe ! L’intérêt est la réflexion qui peut en découler. L’esquisse de cette idée d’institution se nommant « Nation Française», Nation, pour insérer dans le marbre, ce principe national, que toutes les forces de l’établissement tentent aujourd’hui de dissiper. C’est un rappel de soi, et cela en découlera, dans sa Constitution et sa loi. Commençons.

Schéma de l’institution «Nation Française»

Nation française institutions

Le Premier citoyen :

Comparable au Président de la Vème république, il incarne le pouvoir exécutif, et en assume les prérogatives dans sa globalité. Le gouvernement n’est que son prolongement. Il est élu par le suffrage universel  uninominal à un tour. Il nomme 1/3 des sénateurs pour 5 ans, sans possibilité de les révoquer. Droit de véto, utilisable une seule fois par an, sur toute motion du sénat.

Le Roi :

Il est une figure symbolique, représentant l’image de la France à l’internationale, supplantant l’exécutif sur ce point. Il est Roi par primogéniture de sang royal. Il incarne l’essence de la France et est le garant de l’identité de la France et des vertus chrétiennes. Il nomme 1/3 des sénateurs pour 5 ans, sans possibilité de les révoquer. Droit de véto, utilisable une seule fois par an, sur toute motion du sénat.

Le Sénat :

Les sénateurs discutent, étudient et votent les lois et les budgets : ils incarnent le pouvoir législatif ; une commission annexe de sénateurs jugent de la constitutionnalité des lois. La nouveauté réside dans le mode de scrutin des sénateurs : ce que je nomme la règle des trois tiers : 1/3 nommé par le premier citoyen, 1/3 élus par les électeurs (uninominal à 1 tour), 1/3 nommé par le Roi.

La politique et l’argent :

Toutes les indemnités des élus, du Premier citoyen aux Conseillers des assemblées (Sauf municipalités), seront, selon le salaire moyen annuel en France (2 874 euros brut pour 2012 par exemple) ; chaque année l’indemnité sera adapté selon l’évolution – je précise que l’indemnité est en brut du salaire moyen, non en net. Les indemnités des élus municipaux ne peuvent pas dépasser le salaire moyen national. Les mandats et les indemnités peuvent se cumuler, mais ne peuvent dépasser le salaire moyen national.

Il est vital, pour amener une nouvelle génération d’hommes politiques, d’enlever les appâts de l’avarice qui ornent le fronton du monde politique.

Trinité nationale du territoire :

La République française avait à son origine pour triptyque : commune ; département ; État ; nous aurons pour notre part, un triptyque semblable, mais plus adapté aux nécessités géographiques et culturelles plutôt que politiques et administratives. Notre trinité sera : commune ; Assemblée provinciale ; Nation. Les structures intermédiaires, tels les agglomérations, ayant pour conséquence la concentration urbaine, la centralisation des domaines de compétences, la désertification rurale, etc, sont à réduire ou à annihiler. Une coordination des communes et une coordination des provinces doivent subsister, mais uniquement d’ordre administrative et technique ; pas d’élus.

Défendre la nation, c’est défendre ses ramifications à toutes les échelles. Défendre une ramification locale allant contre le principe même de la nation, c’est se suicider. Le régionalisme promut par l’Union-Européen en est un exemple.

Je ne développerai pas plus avant, voulant rester dans l’esquisse – des systèmes de renversements, etc, seraient à développer…