Tribune personnelle de David Berton sur la pédocriminalité (écrite pour le média « Nouvelles de France ») :

Partie 1 : 3 enfants disparaissent tous les jours en France, soit environ 1000 par an

Le 31 mai 2011, alors que vient tout juste d’éclater l’affaire DSK, Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale, lâche une bombe sur le plateau du Grand Journal : un ministre français aurait été pris au Maroc dans une partouze impliquant des enfants (1).

Qu’est-il advenu de cette affaire, trois ans après ? Eh bien, autant le dire tout net, rien du tout. Comme pour beaucoup et même trop d’affaires de ce type en fait.

Les réseaux pédocriminels ? Des réseaux organisés et structurés, dont l’activité consiste à vendre des enfants, pour certains kidnappés, pour d’autres amenés par leurs propres parents (aussi choquant que cela puisse sembler) à des « clients » à des fins de viols, de tortures et de meurtres, certains de ces actes étant photographiés ou filmés ; également pour que cela soit ensuite revendu, sachant que plus l’acte montré est extrême, plus le prix et cher. Qualifiés de « fantasme » ou de « délire complotiste » par certains magistrats, politiques ou policiers appartenant à la Brigade de protection des mineurs, ces réseaux n’en sont pas moins une réalité, exactement comme il en existe pour le trafic de drogue, la prostitution « classique » ou les voitures volées. Le prédateur pédophile, nécessairement solitaire et marginal, est la seule émanation raisonnablement autorisée par « ceux qui savent ».

3 enfants disparaissent tous les jours en France, soit environ 1 000 par an. Où vont-ils ? Que deviennent-ils ? Par ces papiers, qui ne se basent que sur des faits établis, notre but est de montrer à qui peut encore en douter, que ces réseaux existent, même si les médias n’en parlent quasiment jamais, ou seulement de manière épisodique. Précisons que nous privilégions le terme de « pédocriminel » à celui de « pédophile » dans la mesure où les pratiques en question ne relèvent certainement pas d’un amour pour les enfants mais d’une véritable activité criminelle. Nous n’émettrons du reste aucune accusation ad hominem, mais démontrerons toutefois que ces criminels sont loin d’être des marginaux sans emploi, mais appartiennent, bien plus souvent qu’on ne veut bien nous le dire, à la « bonne société ».

Nous évoquerons en plusieurs partis, la pédocriminalité en tant que revendication libertaire, puis parlerons de différentes affaires ayant ébranlé l’opinion publique, sans que pourtant rien de concret n’en découle. À ce titre, nous terminerons par la complicité des magistrats et des pouvoirs publics.

 

 

Tribune

Partie 2 : de la pédocriminalité de classe à la pédocriminalité de masse

Celle-ci est pour certains groupes un plaisir de classe, le pouvoir suprême de « se payer tout et n’importe quoi », une ivresse de sa toute puissance, la jouissance de détruire et d’humilier un enfant innocent et pur. C’est aussi un penchant révolutionnaire et libertaire, la destruction de toute frontière à tous les niveaux, que ce soit celui de l’identité sexuelle ou de la pratique. Fi de l’inceste, de la pédomanie, de la zoophilie ou que sais-je ! Le désir et l’« amour » (qui n’est rien d’autre qu’une pulsion travestie pour ces individus) priment sur toute considération morale et juridique.

Henry de Montherlant, André Gide, Gabriel Matzneff ou Michel Foucault ont fait partie de ces auteurs qui ont affiché un appétit cruel pour les enfants au début du XXème siècle, sans pour autant être dérangés par les pouvoirs publics. Ce goût pour les enfants qu’avait une certaine partie de la classe dirigeante apparut au grand jour lors de l’affaire des « ballets roses » en 1959 (2). Un policier avait piégé plusieurs jeunes filles, toutes mineures (en-dessous de 21 ans à l’époque), la plus jeune ayant, selon les sources, 12 ou 14 ans. Ils leur promettaient une carrière artistique si elles s’adonnaient à des spectacles érotiques, voire prodiguaient quelques services d’ordre sexuel pour certaines personnalités fortunées, dont un coiffeur réputé, un restaurateur et surtout un ancien président SFIO de l’Assemblée Nationale de l’époque, André le Troquer. Il y eut au total vingt-deux condamnations. En 2004, Jean-Pierre Mocky réalisa un film inspiré de cette affaire, appelé « Les ballets écarlates ». Ce film sera interdit par le ministère de la culture, officiellement « trop choquant ». C’est ainsi que seulement quelques années plus tard, parmi les revendications libertaires de la révolution culturelle de mai 68 se trouvait, en toute banalité, la normalisation de la pédomanie, au nom de l’« interdiction d’interdire ». L’inénarrable Daniel Cohn-Bendit en fut bien évidemment l’un des chantres. En 1975, dans un livre intitulé Le Grand Bazar, celui-ci se réjouissait que des enfants voulussent ouvrir sa braguette, et expliquait que son comportement devait viser à développer leur sexualité (3). En 1982, il réitérait ces propos dans l’émission « Apostrophes » (4).

Deux journaux furent des vecteurs assez zélés de ces revendications : Le Monde et Libération. Dans le premier, une pétition fut publiée en janvier 1977, prenant la défense de plusieurs adultes poursuivis pour « attentat à la pudeur sans violence » suite à des attouchements sexuels sur des mineurs. Le texte de cette pétition présente cette affaire comme « une simple affaire de « mœurs », où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence ». Se plaçant sans aucune retenue du côté des accusés, sans la moindre considération pour les victimes, les signataires de cette pétition affirment qu’« aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels. […] Cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckardt ne retrouvent pas la liberté. »

Parmi lesdits signataires, on trouve des noms comme Jack Lang, Bernard Kouchner, Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, André Glucksmann… (5) Bien des décennies plus tard, en 2013 Gabriel Matzneff, autre signataire, reconnaîtra être le rédacteur du texte, et affirmera ne rien renier du contenu de celui-ci (6).

Concernant Libération, entre autres ignominies, ce journal faisait l’apologie du « Front de Libération des pédophiles » (FLIP). L’objectif était de détruire les barrières juridiques et morales qui protègent les enfants en modifiant le rapport adultes/enfants et parents/enfants.

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En mars 1979, Libération eu aussi droit à sa pétition pro-pédomane ; prenant la défense d’un inculpé pour viols, notamment sur une fillette de 6 ans, avec des dizaines de signataires, d’ailleurs différents de ceux de la pétition du Monde, comme Pascal Bruckner, Georges Moustaki ou Christiane Rochefort. Ceci entre bien d’autres articles faisant l’éloge des relations sexuelles avec de jeunes enfants,7 dont un particulièrement odieux, publié lui aussi en 1979, et qui donnait la parole à Jacques Dugué, un communiste ayant violé plusieurs enfants dont les siens, loué par le quotidien pour « sa franchise quant à la sodomie » (8). Quand L’Express se permit, en mars 2001, de rappeler cette pétition, et plus généralement ces revendications (9), Libération persista, prenant assez fermement la défense de Cohn-Bendit, à travers plusieurs articles revendiquant la filiation de Mai 68 signés notamment par l’écologiste Alain Lipietz – qui, à l’époque, prétendait être candidat à la présidentielle (10).

Nous n’oublions pas Alfred Kinsey, intellectuel central de cette « révolution sexuelle », connu par de nombreux spécialistes pour avoir mené des recherches sur la vie sexuelle des Américains et l’avoir influencée. Ses études tendent à prouver que les enfants ont des désirs sexuels et sont mûrs sexuellement dès la naissance. Il le prouve par des expériences « in vivo » d’actes sexuels avec des nouveau-nés et des enfants. Un tableau du rapport Kinsley l’explique :

Kinsey tableau

 

Ce tableau nous montre que Kinsey a été l’observateur ou l’acteur de pratiques sexuelles sur des enfants de 5 mois à 14 ans. Par exemple, un enfant de 11 mois aurait eu 14 orgasmes en 38 minutes ; un enfant de 2 ans, 7 à 11 orgasmes en 9 et 65 minutes. Comment Monsieur Kinsley comprend-il l’orgasme chez des enfants de 11 mois à 14 ans ? Il le définit par « des cris, des pleurs, des convulsions ». Tout esprit sain ne pourrait y voir un orgasme, mais bien des réactions défensives d’enfants violentés et horrifiés ! Il est estimé que plus de 2 000 enfants dont une majorité de garçons ont été violés, certains pas leur propre famille, et devant des caméras, afin de réaliser ces « travaux » (11).

L’après Mai 68 fut la tentative la plus débridée de démocratiser la pédomanie. Et malgré un échec heureux auprès du peuple, qui garde une saine répulsion pour ces pratiques, une réalité effective en demeure dans la culture moderne. La sexualité omniprésente dirigée sur les enfants est une violence que nous observons tous les jours : des cours d’éducation sexuelle, aux dessins animés connotés et « teen movies » (films pour adolescents) largement explicites, à la sexualisation des jeunes filles, tout se positionne pour favoriser un abaissement de la majorité sexuelle et de la conscience sexuelle chez nos enfants. Depuis plusieurs décennies, la pratique pédomane tend concrètement à être normalisée au nom de la liberté, du choix, de l’amour et de l’indifférence.

 

 

Partie 3 : les preuves irréfutables 

Comme il fallait s’y attendre, ces demandes indéfendables déboucheront sur des affaires pour le moins horribles. Nous parlerons d’abord de celles qui défrayèrent la chronique dans les années 80, puis de celles, plus récentes, des années 90 et 2000.

Commençons par la fameuse affaire du Coral. En 1982, après que plusieurs enfants, pensionnaires de ce « lieu de vie » (accueillant des enfants handicapés) eurent dénoncé des actes notables de violences sexuelles à une voisine, l’un de ses animateurs se rendit à la police pour effectuer un témoignage dans le même sens. Il précisa qu’un réseau impliquant de nombreuses personnalités, issues des milieux journalistique, artistique, judiciaire et politique, dont un ministre de l’époque, tournait autour du Coral, et que des photos de ces viols d’enfants étaient prises. Quelques années auparavant, un enfant avait été violé puis tué par un autre pensionnaire, qui pourtant y fut de nouveau admis par la suite…

Ces révélations déclenchèrent, comme on peut normalement s’y attendre, un emballement médiatique. Sauf que celui-ci ne prit pas la défense des victimes, mais celle des suspects. La crédibilité de ce « délateur » sera immédiatement attaquée et les photos de ces actes seront considérées comme des montages. Il y eut tout de même des condamnations pour « excitation à la débauche » de plusieurs responsables du Coral, mais celles-ci furent toutes assorties de sursis, et les personnalités haut placées furent toutes mises hors de cause.12

Rumeurs infondées ? En 1997, au moment où étaient dévoilées de nombreuses archives importantes du Préfet Prouteau, ancien proche de Mitterrand ayant notamment joué un rôle important dans l’affaire des écoutes de l’Élysée, dont certaines concernaient le Coral, un subordonné de celui-ci révéla que l’enquête concernant lesdites personnalités fut volontairement étouffée en raison de pressions judiciaires.13 De plus, certaines photos montrant des viols d’enfants découvertes au moment de cette affaire furent plus tard retrouvées sur les CD-Rom de Zandvoort (dont nous serons amenés à reparler). Plus étrange encore, le frère de l’accusateur principal, ancien des RG, qui avait confirmé les révélations faites par celui-ci, fut ensuite opportunément retrouvé « suicidé » dans des circonstances qui ne sont pas sans rappeler les mêmes « suicides » dans l’affaire des frégates de Taïwan ou celui du gendarme Jambert.

Le gendarme Jambert, justement, parlons-en. Célèbre pour son acharnement à traquer le(s) responsable(s) de la disparition de plusieurs jeunes filles handicapées mentales dans l’Yonne, il fut retrouvé « suicidé » à son domicile en 1997, avant qu’une contre-expertise réalisée en 2004 ne révèle qu’il avait reçu deux balles dans la tête, sous deux angles différents.14 On apprit également qu’il possédait une sacoche avec deux dossiers sur des réseaux pédocriminels dans la Nièvre et dans l’Yonne, sacoche qui a naturellement disparu, sans que la justice ou la gendarmerie ne suivent la piste desdits réseaux.15

La célèbre affaire des disparues de l’Yonne fut conclue par la condamnation d’un chauffeur de car réputé avoir agi seul, Émile Louis, dont l’identification fut permise par le travail sans relâche de Christian Jambert justement ! Au départ, les disparitions des jeunes filles étaient considérées comme des fugues. Dès le départ, le rapport Jambert mettait en cause Louis mais aussi des réseaux proxénètes. le rapport Jambert fut malencontreusement « égaré » pour n’être retrouvé que par hasard, vingt ans plus tard.16 Pourtant, on oublie souvent qu’en 1984, une autre affaire effroyable éclata dans l’Yonne, avec là aussi pour victimes de jeunes filles handicapées mentales, d’ailleurs suivies par le même institut : l’affaire du pavillon d’Appoigny.17

Suite aux déclarations faites par une victime parvenue à s’échapper, les policiers perquisitionnent le pavillon d’un dénommé Claude Dunand. Ce qu’ils découvrent a largement de quoi faire froid dans le dos : une jeune fille, encore vivante, et ayant subi de nombreuses tortures dont des éventrations, était attachée à une croix, dans une cave. Ledit Dunand « louait » ses victimes à des « clients » qui le payaient grassement pour pouvoir leur infliger ces tortures sadiques. Et il menait ces activités depuis un certain temps, laissant supposer que d’autres avant la jeune fille retrouvée auraient pu y succomber. Mais aucun lien ne sera établi par l’enquête avec les disparues. Dunand fut le seul condamné.

Outre les victimes, là aussi, les bonnes personnes sauront mourir au bon moment. Deux des clients, s’étant par chance rendu sur les lieux pour une séance alors même qu’avait lieu la perquisition seront arrêtés. Ils décèderont tous deux avant l’audience, tout comme Monique Dunand, épouse et complice du propriétaire, qui mourra accidentellement d’une chute dans les escaliers.18 L’avantage étant qu’au moins, ils n’auront pu divulguer aucun noms…

L’aberration pourrait s’arrêter là, si le carnet sur lequel Dunand notait soigneusement les noms et coordonnées de ses clients n’avait pas été malencontreusement « égaré » par le juge d’instruction…contenait-il des choses qu’il valait mieux ne pas savoir ?

Mais ce genre d’affaires n’a pas lieu qu’en France. Comme n’importe quel réseau, ces réseaux pédocriminels ont des ramifications dans le monde entier, et particulièrement en Europe. C’est ainsi que des affaires similaires éclatèrent également dans d’autres pays. En Belgique pour commencer, le « Centre de recherche et d’information sur l’enfance et la sexualité » (CRIES), fondé par des militants LGBT, fit parler de lui à la même époque. Publiant dès le début des années 80 une revue éditée en France et en Belgique prônant la légalisation des relations sexuelles entre adultes et mineurs, prétextant que les enfants en seraient demandeurs,19 et accompagnée de photos explicites prises par les soins de ses propres membres. Le CRIES poussera l’ignominie jusqu’à prendre lesdites photos dans les bureaux de l’antenne bruxelloise de l’UNICEF, les enfants ainsi violés étant pour certains amenés par leurs propres parents. L’enquête policière montrera que cette association cachait en fait un réseau international de pédocriminalité et de diffusion de pédopornographie, mais seule les fondateurs de son antenne belge seront condamné, la police française ayant refusé de coopérer, malgré l’existence d’une antenne française.20

Même chose de l’autre côté de la Manche. Alors que depuis quelques temps, l’affaire Jimmy Saville secoue le Royaume-Uni en ce qu’elle a mis au jour l’existence, depuis plusieurs décennies, de plusieurs réseaux pédophiles, dont un au sein même de la BBC, avec des clients plutôt prestigieux, on rappellera que dès les années 80, tant la police que la justice et les politiques avaient connaissance de leur existence. En particulier, la Elm Guest House, une auberge assez chic de Londres, fut, dans les années 70 et 80, le haut-lieu de viols d’enfants souvent issue d’orphelinats par des célébrités, des juges, des politiques, y compris conservateurs, et dont certains avaient, comme en France, publiquement milité pour une libération sexuelle sans frontière, et même des clercs. Il y aurait même eu des Français parmi les clients. Cette auberge était en lien avec un réseau pédophile international baptisé Spartakus, dont le chef fut arrêté mais décèdera opportunément avant son procès. À l’heure actuelle, aucune condamnation n’a été prononcée pour la Elm Guest House, bien que les témoignages de victimes ont commencé dès les années 90. À l’instar de Saville, une partie des suspects est morte depuis, mais d’autres sont toujours bien vivants.21

 

GPA-PMA

Partie 4 : l’évidence des faits et des collusions

Un reportage diffusé en 2000 révèle une autre affaire ignoble à proprement parler (22). Trois enfants, un frère et une sœur d’un côté, et une autre petite fille que les deux premiers ne connaissent pas, de l’autre, témoignent d’abus sexuels dont ils ont été victimes de la part, pour les deux premiers, de leur père, pour la troisième, de son père et de ses grands-parents paternels. Tous trois auraient été emmenés dans un hôtel chic de la région parisienne pour participer à des cérémonies sectaires au cours desquelles ils étaient collectivement violés ainsi que d’autres enfants, dont certains auraient été décapités sous leurs yeux. Les têtes étaient ensuite embrochées sur des piques. Inutile de dire que tant les pleurs de ces pauvres enfants que les dessins qu’ils font pour décrire ces scènes sont insoutenables à regarder.

Aussi inconcevables que puissent paraître de tels témoignages, la crédibilité de ceux-ci sera pourtant attestée par un total de 3 pédopsychiatres, dont tous diront notamment qu’un enfant ne peut imaginer de tels faits. S’ajoutera également un sociologue spécialiste des sectes qui confirmera la crédibilité de la description des cérémonies faite par les enfants, avec les codes typiques aux sectes. Cependant, aucun de ces quatre experts ne sera entendu par la justice.

Les relations du père des deux premiers enfants seront alors examinées, mais aucune filature ne sera organisée, au prétexte qu’il n’y aurait « pas le temps » et que cela ne serait réservé qu’aux « gros trafiquants ». Une confrontation entre les deux premiers enfants et les différents suspects, ayant pour la plupart des professions dites « respectables » (deux kinésithérapeutes, un enseignant, un journaliste etc.) sera tout de même organisée, au cours de laquelle les enfants ne pourront pas être assistés par l’avocate de leur mère, et surtout au cours de laquelle les suspects, passant leur temps à traiter les enfants de « menteurs », pousseront le vice jusqu’à faire mettre les enfants à genoux, reconstituant ainsi l’un des nombreux sévices dont ils avaient l’habitude d’être victimes. Des écoutes téléphoniques du père permettront de révéler qu’il était informé par l’un de ses proches des avancées de l’enquête, en clair que des « fuites » avaient lieu.

Mais ladite enquête ne débouchera sur rien et les enfants n’ayant pas été crus, le père obtiendra par la justice l’autorisation de les revoir, malgré leur refus catégorique.

Au cours d’une seconde confrontation, les enfants seront assistés d’une avocate que leur mère n’aura pas pu choisir, et qui leur conseillera de se taire « pour qu’on les laisse tranquilles ». Au final, aucun complément d’enquête ne sera accordé et la juge chargée de l’affaire conclura à un non-lieu. Cela, bien que des écoutes du père eussent révélé sa passion avouée pour le « morbide » et le « sordide », ainsi que le fait qu’il « savait quelque chose » sur certains réseaux.

Des écoutes du père du troisième enfant donneront lieu à des trouvailles similaires, notamment sa participation à des « week-ends diaboliques ». Mais malgré la troublante similitude entre le témoignage de cette petite fille et celui des deux premiers enfants, alors qu’ils ne se connaissaient pas, celui-ci sera traité différemment et aucun lien ne sera établi par la justice entre les deux affaires, malgré les demandes des deux mères.

Le débat suivant permettra de mettre au jour que des magistrats ont étouffé des affaires de pédocriminalité concernant certains de leurs collègues (ce dont nous reparlerons) et que des « snuff movies », c’est-à-dire des films montrant explicitement des tortures infligées à des enfants ainsi que leur mise à mort, existent et se vendent.

Ceci n’est pas sans rappeler la tristement célèbre affaire Marc Dutroux, pendant laquelle la thèse des réseaux fut largement envisagée, et avait même convaincu une grande partie de l’opinion publique, notamment en raison de la proximité de Dutroux avec Michel Nihoul, célèbre homme d’affaires médiatique Belge, notamment condamné pour escroquerie et trafic de drogue. Pourtant, tout fut fait pour balayer cette piste, et de fait, Dutroux fut finalement condamnée comme un pédophile solitaire. Dans un premier temps, le juge Connerotte, tendant un peu trop à envisager les liens du suspect avec ces réseaux, fut dessaisi de l’affaire, au profit d’un autre juge qui n’y croyait pas un seul instant, et qui limita son enquête au seul Dutroux. Cela entraîna la grande « marche blanche » en hommage aux victimes que l’on connaît, ainsi que cette célèbre phrase du juge Connerotte : « On a touché au jouet des riches ». De plus, chez Marc Dutroux, pas moins de 400 cassettes vidéo montrant des viols d’enfants furent retrouvées par la police, mais aucune d’entre elle ne fut exploitée. Enfin, en 2010, le site Wikileaks lâcha une bombe en publiant un document de 1 200 pages contenant les détails de contacts hauts placés donnés par Dutroux lors de ses interrogatoires (23). Bien que preuve irréfutable des liens entre ce « chômeur marginal » et d’autres potentiels pédocriminels mieux lotis, cette liste ne convainquit pas davantage les enquêteurs de l’implication de réseaux.

Pendant cette affaire, des appels à témoins furent lancés par le juge Connerotte pour retrouver d’autres potentielles victimes. Plusieurs personnes ne se connaissant pourtant pas feront des témoignages concordants, affirmant notamment avoir, lorsqu’elles étaient jeunes enfants, assisté à des faits comparables à ceux évoqués dans le documentaire cité précédemment, à savoir des viols en réunion d’enfants kidnappés ou amenés par leur propre famille, ainsi que des mises à mort dans des endroits sordides. Le plus célèbre de ces témoignages est sans doute celui du témoin « X1 », une jeune fille, témoignage révélateur à plus d’un titre : non seulement, bien des médias auront vite fait de faire passer cette jeune fille pour folle, mais en plus, les magistrats ne jugèrent pas ses dires crédibles et cesseront rapidement l’enquête en ce sens. Pourtant, dans les années 80, plusieurs corps avaient été retrouvés dans les endroits qu’elle avait décrits, d’ailleurs très précisément, corps sur lesquels apparaissaient les traces de différents types de sévices dont elle avait parlé (24).

C’est au même moment qu’éclatait l’affaire des CD-ROM de Zandvoort. En 1998, alors qu’un trafiquant d’enfants et pédocriminel néerlandais vient d’être assassiné en Italie par un de ses « confrères » qui le soupçonnait de vouloir quitter le milieu, la police retrouve à son domicile de Zandvoort-aan-Zee aux Pays-Bas, un premier CD-ROM contenant des milliers de photos d’enfants, y compris des bébés, violés ou torturés. Une enquête indépendante menée par un chasseur de pédocriminels belge dénommé Marcel Vervloesem permettra de révéler que c’est en fait pas moins de 20 CD-ROM qui furent retrouvés, et que le nombre de photos se comptait en centaine de milliers. Ces CD, les polices néerlandaise, belge et française, ainsi que la justice respective de ces mêmes pays les auront rapidement en leur possession, sans pour autant mener d’enquête (25).

En France, l’affaire fut révélée en l’an 2000 dans le journal L’Humanité, sous la plume de Serge Garde, puis sera relayée par Le Figaro. Des parents dont les enfants avaient disparu demanderont à consulter lesdites photos, et plusieurs reconnaitront leurs enfants. Au total, 81 enfants seront identifiés. Certains par leurs proches, d’autres par des pédopsychiatres qui les avaient en charge, et qui purent témoigner que les enfants en question leur avaient affirmé avoir été eux-mêmes victimes ou avoir assisté à certains actes montrés sur ces photos, avec, comme pour le reportage évoqué plus haut, des dessins le prouvant. Sur ces photos furent reconnues deux des disparues de l’Yonne, ainsi que plusieurs enfants victimes du réseau pédophile d’Angers (26). Pourtant, aucune enquête approfondie ne fut lancée. Dans le documentaire de Karl Zéro et Serge Garde, on peut voir le procureur chargé de l’affaire oser nous dire avec un grand sourire que la plupart des enfants sur ces photos n’étaient pas français, que certaines dataient des années 70, et… que certains de ces enfants ainsi que leurs parents étaient consentants ! On en tombe des nues ! L’ignominieuse vérité se découvre devant nos yeux !

Mais le scandale ne s’arrête pas là. En 2003, malgré le nombre important d’enfants identifiés sur ces photos, la juge française en charge de l’affaire aboutira à un non-lieu total. Et depuis, silence médiatique total, tout le monde semble avoir oublié, sauf les victimes ou leurs familles, l’affaire des CD-ROM de Zandvoort. Le comble, c’est que Marcel Vervloesem fut condamné pour agression sexuelle sur mineur, alors que la victime reconnut plus tard avoir été payée pour l’accuser, et pour… détention de matériel pédopornographique !

L’existence d’un grand réseau pédophile était donc ainsi purement et simplement niée par la justice française. Et pourtant, au même moment, au Portugal éclatait un scandale de mœurs sans précédent : l’affaire de la Casa Pia (maison pieuse). En 2002, suite à des témoignages faits par des victimes, l’opinion publique apprenait que pendant une trentaine d’années, des enfants handicapés mentaux, sourds, muets et orphelins admis dans cette institution, y avait été violés par des personnalités de haut rang : stars du show-biz, notables, diplomates et surtout un ancien ministre socialiste, Paulo Pedroso. Là aussi, on apprit que des témoignages avaient déjà été effectués, dès les années 70, mais que les enquêtes avaient été étouffées par la police ou la justice, que des preuves matérielles, notamment des photos, avaient été détruites, et que même le président de la République Antonio Eanes avait fermé les yeux. Bien évidemment, comme dans l’affaire du Coral en France 20 ans plus tôt, il y eut un large mouvement de soutien aux accusés, qui se traduisit concrètement par un renforcement de la présomption d’innocence dans le code pénal. Au final, 6 accusés seront condamnés à des peines allant de 5 à 18 ans de prison, mais d’autres seront acquittés malgré les preuves accablantes contre eux, dont Paulo Pedroso, qui sera ensuite réélu parlementaire. Cette affaire a, comme on peut s’en douter, complètement ébranlé la confiance que pouvaient avoir les Portugais dans leurs institutions (27).

 

 

Partie 5 : les magistrats complices et l’institution du vice ?

Dans chacune des affaires que nous avons évoquées, il y a une récurrence : systématiquement, les magistrats en charge des dossiers ont tout fait pour étouffer les affaires, pour saboter les enquêtes, et pour que les coupables ne soient jamais poursuivis, ou seulement condamnés à de petites peines surtout lorsqu’ils sont haut placés, et notamment lorsqu’il s’agit de leurs confrères.

Entre les peines assorties de sursis et l’avortement d’enquête sur des personnalités dans l’affaire du Coral, le désintérêt pour le travail du gendarme Jambert dans l’affaire des disparues de l’Yonne, ainsi que les manquements dans l’enquête sur son « suicide », le carnet d’adresses mystérieusement disparu dans l’affaire du pavillon d’Appoigny, l’absence d’enquête sur la section française du CRIES, le refus de joindre des témoignages d’enfants pourtant concordants dans l’affaire de la secte pédocriminelle parisienne, et le non-lieu qui en a suivi, comme pour l’affaire des CD-Rom de Zandvoort… tout cela soulève bien des interrogations.

Et ces interrogations, l’ONU elle-même se les posera. En 2002, à la suite du scandale de Zandvoort, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU charge Juan-Miguel Petit, en sa qualité de Rapporteur spécial, d’enquêter sur les trafics d’enfants et réseaux pédophiles sévissant en France. Son rapport est pour le moins accablant (28).

Dans un premier temps, au paragraphe 10, Petit nous rappelle la manière dont l’absence de contrôle de l’immigration et l’ouverture totale des frontières facilitent ces trafics : « Les femmes et les jeunes filles d’Europe orientale sont souvent amenées de force en France par des réseaux organisés qui les abusent par divers moyens, soit qu’ils leur promettent des emplois respectables et bien payés, soit que certains de leurs membres nouent des relations amoureuses avec elles, les rendant ainsi dépendantes d’eux et plus faciles à manipuler. Lorsque la jeune fille est en France, les réseaux n’hésitent pas à menacer les membres de sa famille restés au pays pour s’assurer qu’elle obéira aux ordres et se prostituera. Les jeunes roumains qui se prostituent en France y sont venus à l’origine de leur propre gré, ou sur l’ordre de réseau, pour voler l’argent des parcmètres. Mais pendant le mois d’août, le parking est gratuit et les garçons doivent trouver d’autres moyens de survivre. Depuis 2000, les citoyens roumains n’ont plus besoin de visa pour venir en France, et il est donc plus facile aux femmes et aux enfants de s’y rendre ou aux trafiquants de les y faire entrer illicitement. »

Aux paragraphes 33 et 34 du rapport, on apprend que la Division nationale de la police chargée de la répression des atteintes aux personnes et aux biens « avait découvert l’existence de liens très étroits entre des individus impliqués dans la pornographie et, dans certains cas, des membres du corps judiciaire » et que la Brigade des mineurs « a reconnu que nombre d’adultes sur lesquels elle avait enquêté pour possession et distribution d’images pornographiques avaient des relations sociales très influentes. »

Après avoir évoqué plusieurs cas d’enfants ayant affirmé avoir été victimes d’abus sexuels de la part de leur père, sans pourtant être, malgré la confirmation de la véracité desdits témoignages par des médecins et psychiatres spécialisés, crus par la justice, qui systématiquement préféra poursuivre les mères, le Rapporteur spécial, au paragraphe 49, reconnaît que « les similitudes entre de nombreuses allégations qui lui ont été présentées suscitent chez lui des préoccupations persistantes quant à la manière dont de telles situations sont traitées par la justice française. » Et alors que le Gouvernement français avait souligné que ces cas apparaissaient toujours lors de procédures de divorce, ce qui ferait peser un doute sur leur crédibilité, Juan-Miguel Petit souligne, au paragraphe 51, que « Dans au moins plusieurs cas qui ont été présenté au Rapporteur spécial, un examen particulièrement approfondi de certaines des raisons pour lesquelles les parents divorçaient a révélé l’existence d’abus systématiques au sein de la famille, y compris des violences contre la mère. En conséquence, peut-être serait-il plus exact d’envisager la question des abus sexuels sur l’enfant comme étant l’une des raisons, sinon la principale raison du divorce. » Et le paragraphe qui suit est lui aussi très accablant pour les magistrats français : « Dans plusieurs cas qui ont été communiqués au Rapporteur spécial, il a été signalé que les individus accusés de commettre des abus étaient étroitement liés à des membres de l’appareil judiciaire ou à des individus occupant de hautes fonctions dans l’administration publique, qui étaient en mesure d’influencer l’issue des procédures à leur détriment, argument qui avait été également formulé par la Division nationale pour la répression des atteintes aux personnes et aux biens. »

Cette accusation est réitérée à la fin du rapport, au paragraphe 81 :

« de nombreuses personnes ayant une responsabilité dans la protection des droits de l’enfant, en particulier dans le système judiciaire, continuent de nier l’existence et l’ampleur de ce phénomène et sont incapables d’admettre que nombre d’allégations d’abus sexuels puissent être vraies, accusant les personnes formulant de pareilles allégations d’avoir des arrière-pensées politiques. Certaines mères, ONG et autres parties concernées sont quant à elles certes très promptes à imputer l’incapacité de certains éléments de l’appareil judiciaire à les aider au fait que ces éléments seraient eux-mêmes impliqués dans des réseaux pédophiles. »

En guise de conclusion, le Rapporteur Petit préconise la création d’un organe indépendant pour évaluer les manques de la justice française. Inutile de dire que douze ans plus tard, rien de cela n’a été fait en ce sens. Quelques mois à peine après la rédaction de ce rapport, la justice française prononçait un non-lieu dans l’affaire des CD-ROM de Zandvoort, dont celui-ci faisait pourtant grandement mention, en particulier en ce que le Gouvernement français s’était refusé à remettre les copies des CD à Interpol.

Bref, dans toutes ces affaires pourtant gravissimes, la justice française a montré aux yeux de tous, y compris de l’ONU, qu’elle avait trop souvent coutume de fermer les siens. Pire, certains de ses membres y sont directement impliqués. C’est ainsi que le juge Roche, qui avait enquêté sur l’affaire Patrice Alègre, mourut mystérieusement peu après avoir confié à ses enfants qu’il avait participé, ainsi que d’autres magistrats, des politiques, des policiers haut gradés et des financiers, à des tortures et sacrifices rituels dans la région Toulousaine, où sur seulement quelques décennies près de 200 disparitions d’enfants comme d’adultes restent inexpliquées (29).

Tant la manière dont Marine Le Pen fut médiatiquement lynchée après avoir rappelé, lorsque celui-ci fut nommé ministre, l’aveu d’une attirance sexuelle pour les jeunes garçons faite dans son autobiographie par Frédéric Mitterrand, que le soutien que ce dernier et tant d’autres ont publiquement affiché pour Roman Polanski démontrent le tabou que ce sujet constitue, et la protection dont les mieux placés qui baignent dans ces réseaux criminels bénéficient. Comme toute affaire lucrative, le trafic d’enfants attire les organisations criminelles. Ce trafic répond à une logique marchande, aux besoins d’un marché précis, certes éminemment occulte : la demande de garçons et de filles, parfois des nourrissons, pour assouvir les envies abominables de véritables criminels. Ce marché à la faim inextinguible de jeunes enfants est un acteur productif des « snuff movies ». Cette monstruosité, difficilement acceptable pour le commun des mortels, est une réalité dont la nécessité d’affronter l’horreur devrait tous nous submerger ! L’urgence de la situation est telle que le rapt de nos enfants devrait être une cause nationale !

Pourquoi les institutions et plus largement les pouvoirs publics refusent-ils d’affronter cette ignominie ? Pourquoi refusent-ils de reconnaître l’existence de tels réseaux et se bornent-ils à ne s’attaquer qu’aux pédomanes solitaires plutôt qu’aux mafias ? La réalité est que ces mafias vendent des vices que de nombreux « serviteurs de l’Etat », magistrats, politiques, célébrités et autres personnalités apprécient largement…

Il est temps d’agir et cela débute par la prise de conscience !

 

 

Notes :

1. « Luc Ferry met en cause un ancien ministre » :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=594X3M5yG_Q

2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_ballets_roses_%281959%29

3. http://www.enquete-debat.fr/archives/extrait-du-livre-noir-de-la-gauche-chapitre-sur-la-pedophilie-52393

4. « Daniel Cohn-Bendit révèle en 1982 des chatouilles pédophiles sur de très jeunes enfants » :

https://www.youtube.com/watch?v=Y-0V4csPx_c

5. Texte complet de la pétition et liste des signataires :

http://pedocriminalites.blogspot.nl/2012/03/le-monde-petition-du-26-janvier-1977.html

6. https://www.boywiki.org/fr/P%C3%A9tition_du_26_janvier_1977_%28Le_Monde%29#Auteur

7. Florilège de plusieurs de ces articles : http://www.altermedia.info/france-belgique/gnral/libe-face-a-son-passe-pedophile_84666.html

8. http://4.bp.blogspot.com/-gnGv3fU2W-A/T7SZ-BFJU-I/AAAAAAAAdkk/mnna19NbTIs/s1600/Jacques+Dugu%C3%A9+02.jpg

9. http://www.lexpress.fr/informations/le-devoir-d-inventaire_641580.html

10. http://web.archive.org/web/20050404190912/http://www.decadi.com/dignaction/Fpetit.html

11. http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/06/16/27446894.html

12. http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Coral

13. « Pédophile – Affaire Coral » : https://www.youtube.com/watch?v=G3adyT2tHLc

14. http://www.ladepeche.fr/article/2004/04/05/258591-qui-a-tue-le-gendarme-christian-jambert.html

15. « Le suicide du gendarme Jambert : une balle de trop » : https://www.youtube.com/watch?v=tsDdWGbzo3Q

16. http://moreas.blog.lemonde.fr/2010/11/17/le-gendarme-jambert-se-serait-suicide/

17. http://www.liberation.fr/evenement/2001/02/10/un-sinistre-pavillon-a-appoigny_354184

18. http://comitecedif.wordpress.com/2011/11/18/les-torturees-dappoigny/

19. http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://bibliobleue.fpc.li/Revues/Espoir/N21/Mouvement1.htm&title=Qui%20sommes-nous%C2%A0%3F

20. http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_de_recherche_et_d%27information_sur_l%27enfance_et_la_sexualit%C3%A9

21. http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/02/04/26326057.html

22. « Viols d’enfants : la fin du silence » : https://www.youtube.com/watch?v=__HyjOpwNzI

23. http://file.wikileaks.org/file/dutroux-dossier-summary-2005.pdf

24. http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gina_Louf

25. « Les faits Karl Zéro – Zandvoort – Le fichier de la honte » : https://www.youtube.com/watch?v=z4Y0kLc346Y

26. http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_r%C3%A9seau_p%C3%A9dophile_d%27Angers

https://www.youtube.com/watch?v=JEqv71iUieo

27. http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_la_Casa_Pia

28. http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G03/163/29/PDF/G0316329.pdf

29. http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Al%C3%A8gre#Autres_points_de_vue