Peinture d’en tête d’Alphonse Mucha.

La princesse helléno chrétienne

Elle est grecque, romaine et chrétienne, elle vient des âges anciens et elle se révéla devant moi !

Je peinais à distinguer ses traits de la lumière, tant la finesse et la blancheur se nourrissaient ; «une Déesse» me dis-je !

 

L’antique profil, symbole des origines ;

le front est grec, le menton romain et le nez,

incline ses grâces symétriques et câlines ;

ses lèvres, la framboise mûre, qu’un baiser

au pouvoir suprême, ensemence et fertilise.

 

Délicate comme la rosée et puissante

comme une vague, son empreinte immémoriale

marque, galvanise les âmes flamboyantes,

ressuscite le cœur, la lance et le mental ;¹

réveille l’amnésique et assomme le sot.

 
(Poème en alexandrin de votre serviteur).
 
¹ : une fausse rime volontaire.