Il était une fois Jean-Marie Le Pen.

Il était une fois un homme, Breton d’origine, il aimait la France, l’Europe, les arts, les lettres et la guerre, c’était un homme, un vrai, de la race des conquérants, qui ne courbent point l’échine, même si cela est vain de résister.

Son père était un marin-pécheur, il mourut de l’explosion d’une mine Allemande ; à 14 ans, il se trouvait seul avec sa mère et dû devenir un homme. A seize ans, comptant sur tout son courage, et dévoilant des velléités guerrières -qui seront sa force avenir- il voulut être un soldat des forces françaises libres (FFI), pour son pays et pour venger son père. Le noble «Valin», grand résistant, qui tua de nombreux allemands, lui dit non : «tu es trop jeune, tu es pupille de la nation : songe à ta mère ?!»

Son éducation classique lui enseigna les racines de notre pays. Au sein des jésuites, il apprit l’histoire, toute l’histoire, de l’antiquité -racine de notre civilisation- au rayonnement de la monarchie chrétienne, ainsi que la sanglante révolution française qui mena à l’Empire et aux Républiques. La littérature, le génie de la poésie, en français et en latin lui fut transmis par de doctes savants.

Ensuite, son désir ardent de conquête le mena à Paris ou il étudia l’art du droit et de la science politique. Homme pauvre, il côtoya l’élite et l’aristocratie nationale. Pour vivre, il lui fallait travailler comme mineur de fond, marin-pécheur -comme son père-, métreur d’appartement ou ambulant des PTT ; il le fit et nourrit sa famille.

La mer du nord, bête tumultueuse, dont les fonds marins cachent des secrets éternels, inonda par un raz-de-marré monstrueux, en 1953, les côtes sud-ouest des Pays-bas. La bête fut rassasiée de son holocauste : 1800 morts, 160 000 hectares inondés, des milliers de têtes de bétail noyées. Le jeune homme sut réagir, son cœur français et européen le galvanisa d’une force nouvelle, il organisa avec des étudiants, une colonne de secours pour les victimes de la catastrophe naturelle.

Il aimait la fratrie, et son charisme naturel faisait de lui le chef spontané des groupes camarades ; son nom porte un héritage symbolique : il s’appelle «Le Pen», ce qui veux dire «le Chef» ! Il aimait rire, avait le visage jovial, le cœur fort et l’âme vaillante. Cette fratrie, il la rechercha longtemps, il la trouva sur les bancs de l’étude et dans les rangs de l’armée. Il fit l’Indochine comme sous-lieutenant au premier régiment étrangers de parachutistes – il fit la guerre, il tua des hommes.

Il rencontra un homme, qui comme lui, avait le verbe haut et le torse dur, ne se souciait guère de la provocation et des mondanités médiatiques. Cet homme, c’était Pierre Poujade ; il fut pour un temps «poujadiste» et Député de la IV République ; mais son cœur trop fier, ne pouvait être que «lepéniste».

En 1956, il fit un choix : les sièges confortables et luxueux de l’Assemblée Nationale lui faisait horreur, l’inertie de la IV République le révoltait, le charme aventureux des déserts africains, le rayonnement de la France dans son Empire agrippait son cœur d’une joie entêtante, la France devait être protégée, il jeta l’écharpe tricolore, prit son habit d’officier et ses armes ; l’Egypte, l’Algérie, s’ajoutèrent à la longue liste de ses périples.

L’homme fut choisit par la providence pour devenir le Président du Front National. Des hommes de toute la France et de tous bords le rejoignirent : des pétainistes et des résistants, des gaullistes et des fascistes, des antisémites et des sionistes, ces hommes, malgré leurs différences, avaient la France au cœur, et l’homme sut les rassembler pour le bien commun. Il en fut Président pendant 40 ans, il fit bien des choses, bien des erreurs, certaines dramatiques, certaines propices pour la cause nationale, d’autres pour lui même, d’autres encore pour sa famille, mais avant-tout pour la France.

«la vérité nous rendra libre» disait-il en citant Saint-Jean, l’homme préférait être battu sur ses idées, qu’être élu sur celles des autres ; l’homme perdit souvent, et ne gagna que rarement. Aujourd’hui encore, cette maxime révèle toute sa vérité : notre Président perd par honnêteté envers lui-même, par intégrité et par orgueil, car le monde est trop sale et trop mensonger pour exprimer des évidences.

Président vous êtes un exemple, un exemple fait homme, avec ses erreurs, ses défauts, ses vérités sur nous-même ; puissiez-vous vivre éternellement !