Grandeur et perfidie de l’engagement politique.

Je me permets de produire un propos qui sort de la propagande politique et du propos médiatique limité à 140 caractères. Mes excuses.

L’engagement politique, de sa propre nature, devrait être simplement un engagement pour un idéal, ancré hors de soi, et que tout un chacun, essaye, péniblement ou avec sublimation, d’atteindre.

La réalité de l’homme, de cet être tourné sur lui-même, ne cherchant que sa satisfaction et son propre accomplissement, est que l’engagement n’est là que pour nourrir un sentiment d’existence, un besoin de reconnaissance, d’être face au monde et d’être face à soi, une nécessité d’accroissement social, de gloire ; l’homme se méprend souvent à penser qu’il sert un idéal commun plutôt qu’un idéal particulier, qu’il élargit à l’universel, à l’autre ; voilà toute notre sottise.

Pourquoi s’engager ? La qualité réside dans l’homme, sa nature et son incarnation. Qui est-il ? Une simple imitation des appétits primaires de l’humanité ? Un mensonge camouflé de formules spécieuses ? Un morceau de chair qui a décidé de dépasser sa maigre condition pour toucher le ciel ? Cette prédisposition seule de la volonté est le rempart (ou le promontoire) à la parfaite expression d’un idéal !… Certes, altéré par quelques instincts, mais néanmoins, une larme bien plus pure que la purulence quotidienne du monde.

Choisissez vers quel idéal tendre : l’incarnation du mobilier douillet ou celle du martyr ? Leurs émanations n’apporteront pas le même sacrement pour l’âme et le corps. Ou subissez, simplement… Allumez votre télévision et laissez le temps passer.