Tribune de David Berton, Secrétaire Départemental du FNJ de Savoie

C’est en me remémorant ces phrases de François Hollande au Bourget que je peux pleinement sentir la profondeur de la trahison et de l’hypocrisie : « Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera pas élu. Et pourtant, il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » (…) « Présider la République, c’est préserver l’Etat, sa neutralité, son intégrité, face aux puissances d’argent, face aux clientèles, face au communautarisme. »1

N’oublions pas que le lendemain, le président du « changement pour tous » ou « du mariage, c’est maintenant » étalait toute la force de sa conviction sur les bottes des maîtres de la City : « La gauche a été au gouvernement pendant 15 ans au cours desquels nous avons libéralisé l’économie, ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre »2 Autant dire que le « président normal », est aussi « normal » que la trahison et le mensonge. Je passerais sur les nombreux renoncements, le nouvel impôt « progressif et équitable » sur les retraités et autres ignominies pour parler de la dernière en date.

La nuit (quand on commet un crime, mieux vaut être discret) du 14 septembre, le gouvernement Ayrault/Hollande a signé une amnistie judiciaire avec effet rétroactif sur toutes formes de malversations concernant l’octroi de crédits.3

Le meilleur ami de la finance nous a définitivement montré ce qu’il était : une marionnette parmi les autres.

 

1 : http://tempsreel.nouvelobs.com/sources-brutes/20120122.OBS9488/l-integralite-du-discours-de-francois-hollande-au-bourget.html

2 : http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120214trib000683053/quand-francois-hollande-drague-la-city.html

3 : http://www.mediapart.fr/journal/economie/181113/et-ce-sont-toujours-les-banques-qui-gagnent-la-fin