Les femmes féminisme féminité

Tribune de David Berton : Féminité ou féminisme ? Antigones ou Femens ?

Qu’est-ce que la féminité ? En préambule de cette question, certains m’affirmeraient qu’un jeune homme de vingt-deux ans devrait plutôt se taire et laisser l’âge et l’expérience apporter réponse à la question. Néanmoins, je peux m’attacher à quelques faits indéniables ; des faits pourtant remis en cause par le terrorisme de la nouvelle morale et du nouveau « genre ». La féminité est une essence et un corps, les femmes sont tout d’abord des « filles de » fonction qu’ils leur permettront de devenir les « mères de ». Cette fonction naturelle de reproductrice, de mère est le point crucial attaqué par les  féministes. Les féministes abhorrent la fonction naturelle de la femme à être mère. Elles vont jusqu’à nier les oripeaux sacrés de la maternité. Elles voient dans cette fonction une barrière à l’indifférenciation avec les hommes. Je précise bien « indifférenciation » car là est le désir implicite des féministes et l’objectif des forces qui les manipules.

En vérité, les féministes haïssent leur féminité et la voient comme un fardeau, une aliénation biologico sociale ; Simone de Beauvoir : « Pendant toute son enfance la fillette a été brimée et mutilée… Certes, la puberté transforme le corps de la jeune fille… Les organes féminins sont vulnérables (…) insolites et gênants, les seins sont un fardeau ; dans les exercices violents ils rappellent leur présence, ils frémissent, ils font mal. Dorénavant la force musculaire, l’endurance, l’agilité de la femme son inférieures à celle de l’homme. Le déséquilibre des sécrétions hormonales créé une instabilité nerveuse et vasomotrice. La crise menstruelle est douloureuse : maux de tête ; courbatures, douleurs de ventre rendent pénibles où même impossibles les activités normales ; à ces malaises s’ajoutent souvent des troubles psychiques (…) ces troubles (…) font du corps un écran qui s’interpose entre la femme et le monde, un brouillard brûlant qui pèse sur elle, l’étouffe (…) Oppressée, submergée elle devient étrangère à elle-même… ».1

« Ces troubles (…) font du corps un écran qui s’interpose entre la femme et le monde, un brouillard brûlant qui pèse sur elle, l’étouffe (…) Oppressée, submergée elle devient étrangère à elle-même » n’y a-t-il point de meilleure sentence pour définir la haine de soi et de la féminité ? Cette idéalisation de la masculinité comme norme transcendante et comme émancipation de la femme est le cœur du féminisme moderne.

Quand cette haine de soi rencontre toute l’idéologie dominante du « progrès » (qui n’est autre que le productivisme et le consumérisme) et du néant-libéral-libertaire, cela amène la proposition d’avortement post-natal2.

Les femmes féminisme féminité

Les féministes comme « idiotes utiles » du pouvoir économique ? Elles le sont, en voulant substituée une réelle lutte des classes par une fantasmagorique lutte des sexes ou la femme devenue catégorie sociale inférieure, et l’homme, catégorie sociale dominante, serait l’oppresseur des siècles. Absurdité qui consiste à mettre au même niveau le prolétaire, l’employé, le cadre, le chef d’entreprise et le riche rentier par une pseudo-solidarité de sexe. Une riche rentière aura toujours plus de solidarité de classe avec son homologue masculin qu’avec une employée.

La lutte contre les discriminations misogynes, racistes, homophobes, « handicapophobe3 »s’est substitué à celle des prolétaires et des classes moyennes. L’objectif était clair : détruire la conscience sociale et la remplacer par une conscience sociétale ultra-communautarisée et victimaire.

Ce procédé participe au grand dessin ploutocratique en creusant les inégalités sociales, en détruisant la classe moyenne et en divisant la société entre une toute petite élite homogène de plus en plus mondialisée et une immense masse divisée et hétérogène de plus en plus appauvrie et finissant de perdre ses dernières possessions et ses derniers acquis.

Dans une telle situation, nous voyons des courants émerger et prospérer, soit avec consensus, soit avec réaction :

Féministe Féminisme

-Les Femens : elles sont un produit du féminisme moderne développé précédemment. Le « sextrémisme » des Femens constitué sur la haine des religions, de la transcendance et des traditions pour un nihilisme jouisseur et gauchissant. Toute la contradiction et le rôle néfaste des Femens peuvent se développer à travers un de ses membres : Eloïse Bouton qui à mimé un avortement (celui du christ) et a uriné dans l’église de la madeleine à Paris la veille de Noël4, cela n’empêcha pas la demoiselle de vendre de larges servicessexuelssur certains sites privés. Qu’en est-il de son combat radical pour l’émancipation de la femme du « joug masculin » ? Il se tait devant l’argent et ses intérêts. C’est là, la même sentence pour la totalité du groupe Femens.

 

Les-Antigones

-Les Antigones : des jeunes femmes du siècle, qui ont fait le choix de la réaction et de l’enracinement face à la déliquescence. Elles défendent une idéalisation de la masculinité comme complémentarité avec leur féminité, là est leur cohérence. En harmonie avec une certaine idée de la femme, elles promeuvent la pudeur et les vertus de la tradition helléno-chrétienne. Ces femmes, juste réaction dans la décadence du néant libéral-libertaire, sont un exemple puissant, que la jeunesse féminine ne se suffit plus de la pornographie et de la consommation comme seul avenir. Elles ne sont pas des objets, elles ont une âme et elles le revendiquent !

Revendiquons-le avec elles !

 

1 : Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir, tome II, extraits des pages 89 à 91 ;

2 : http://www.huffingtonpost.fr/johann-roduit/avortement-postnatal-aton_b_1374577.html

3 : Néologisme dans la grande tradition de la nouvelle dialectique antiraciste et anti-discrimination

4 : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/une-femen-mime-un-avortement-et-urine-dans-l-eglise-de-la-madeleine-a-paris_1309246.html

5 : Référence facilement trouvable sur internet ;